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LE SIDA DANS LE MONDE L’ONUSIDA, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, est un projet
novateur de la famille des Nations Unies, qui rassemble les efforts et les
ressources de 10 organisations du système des Nations Unies dans la riposte
mondiale au sida afin d’aider le monde à prévenir les nouvelles infections à
VIH, à prendre en charge les personnes vivant avec le VIH, et atténuer l’impact
de l’épidémie.
Basé à Genève, Suisse, le Secrétariat de l’ONUSIDA est présent sur le terrain
dans plus de 80 pays à travers le monde. L’action cohérente du système des
Nations Unies sur le sida au niveau des pays est coordonnée par le biais des
groupes thématiques des Nations Unies et des programmes communs sur le sida.
L’ONUSIDA aide à mettre sur pied et à soutenir une riposte élargie au sida –
qui engage les efforts de nombreux secteurs et partenaires au sein des
gouvernements et de la société civile.
L’épidémie de sida aujourd’hui
• On estime que 33 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2007. Au cours de l’année écoulée, on a relevé 2,7 millions de nouvelles infections à VIH ainsi que 2 millions de décès liés au sida. • Le taux de nouvelles infections a chuté dans plusieurs pays, mais à l’échelle mondiale, ces tendances favorables sont partiellement compensées par l’augmentation des nouvelles infections dans d’autres pays.
• L’Afrique subsaharienne abrite deux tiers (67%) de toutes les personnes vivant avec le VIH dans le monde.
• A l’échelle mondiale, les femmes représentent la moitié de toutes les infections à VIH—ce pourcentage reste stable depuis plusieurs années.
• On estime que 370 000 enfants (de moins de 15 ans) ont été infectés par le VIH en 2007. Le nombre total d’enfants vivant avec le VIH a passé de 1,6 million en 2001 à 2 millions en 2007—près de 90% d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne.
• Le pourcentage d’adultes vivant avec le VIH dans le monde s’est stabilisé depuis 2000. Dans pratiquement toutes les régions à l’exception de l’Afrique subsaharienne, le VIH touche de manière disproportionnée les consommateurs de drogues injectables, les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les professionnel(le)s du sexe.
Prévention • Au cours des deux dernières années, des progrès majeurs ont été faits dans la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Le pourcentage de femmes enceintes vivant avec le VIH qui bénéficient d’un traitement antirétroviral pour prévenir la transmission mère-enfant a passé de 9% en 2004 à 33% en 2007.
Des pays comme l’Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie et le Swaziland sont parvenus à augmenter la couverture des services de prévention de la transmission mère-enfant.
• L’élargissement des programmes de prévention du VIH à l’échelle mondiale est primordial. Les données récemment recueillies dans 64 pays indiquent que moins de 40% des jeunes possèdent des connaissances de base concernant le VIH.
Dans 18 des pays les plus durement touchés disposant de données concernant le changement des comportements clés – rapports sexuels avant 15 ans, partenaires multiples et recours au préservatif – on note des signes positifs d’amélioration. Mais ce n’est que dans deux pays (Cameroun et Zambie) que les tendances à l’amélioration se sont produites dans les trois comportements.
• Pour les personnes les plus exposées au risque, on relève depuis 2005 une multiplication par trois des activités de prévention axées sur les professionnel(le)s du sexe, les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les consommateurs de drogues injectables. La discrimination reste un obstacle à l’accès aux services de prévention pour les populations les plus exposées au risque, et inversement, les pays qui protègent ces populations de la discrimination parviennent à toucher une plus grande proportion d’entre elles.
• Le nombre de nouvelles infections à VIH devance toujours les progrès réalisés dans le nombre des traitements—pour deux personnes placées sous antirétroviraux, cinq autres contractent une nouvelle infection. Traitement
• A fin 2007, près de 3 millions de personnes recevaient un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ce qui représente 31% des besoins estimés à l’échelle mondiale et une amélioration de 45% par rapport à 2006.
• A l’échelle mondiale, la couverture des traitements est plus élevée pour les femmes que pour les hommes.
Tuberculose et VIH• La tuberculose reste une importante cause de décès pour les personnes vivant avec le VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire. • Bien que l’incidence de la tuberculose ait baissé à l’échelle mondiale ces dernières années, le nombre de cas continue d’augmenter dans les zones fortement touchées par le VIH ou la tuberculose pharmacorésistante. On estime que 22% des cas de tuberculose en Afrique surviennent chez des personnes vivant avec le VIH—dans certains pays du continent, ce chiffre peut atteindre 70%.
On a montré que les malades de la tuberculose vivant avec le VIH avaient un risque deux fois plus élevé d’être atteints de tuberculose multirésistante (TB-MR) que les personnes qui ne sont pas infectées par le VIH.
• Malgré l’existence de traitements abordables de la tuberculose, 32% seulement des cas de tuberculose chez des personnes vivant avec le VIH bénéficient à la fois des médicaments antirétroviraux et antituberculeux—c’est en Afrique subsaharienne que le besoin de ce double traitement est le plus grand. • Il convient d’étendre les efforts déployés pour prévenir, diagnostiquer et traiter la tuberculose dans le contexte de la prise en charge du VIH. |